Dans Sablio, il y a trois rôles. Pas quatre. Pas douze. Pas une matrice configurable de permissions granulaires.
- Membre : démarre des sabliers, voit ses propres données.
- Gestionnaire : voit les données agrégées de l'atelier, assigne des projets.
- Finances : exporte les factures, gère les taux et les taxes.
C'est tout.
Le piège classique
J'ai travaillé dans une entreprise qui utilisait un SaaS de gestion de projet avec 14 rôles configurables et 47 permissions granulaires. Au bout de deux ans, personne ne savait plus qui pouvait faire quoi.
Résultat : tout le monde avait le rôle Admin parce que c'était plus simple que de comprendre les subtilités. La granularité théorique est devenue l'absence pratique de contrôle.
Pourquoi trois suffit
Les ateliers de 3 à 12 personnes — notre cible — n'ont pas besoin de plus. Il y a :
- Des gens qui font du travail. (Membre.)
- Une ou deux personnes qui coordonnent. (Gestionnaire.)
- Une personne qui s'occupe de la comptabilité. (Finances.)
Dans un studio plus petit, la même personne porte deux ou trois chapeaux. Sablio permet d'avoir plusieurs rôles simultanément. Pas de hiérarchie forcée.
Ce que chaque rôle ne peut pas faire
Un gestionnaire ne peut pas voir les heures détaillées de chaque personne. Il voit le total par projet, le total par semaine, la charge prévue. Pas Marie a travaillé de 14 h à 16 h 23 mardi.
Finances ne peut pas modifier les sabliers. Les blocs de temps appartiennent à celui qui les a créés. Finances peut facturer, exporter, corriger les taux. Pas réécrire ton historique.
Personne ne peut forcer un membre à partager sa présence. Le module Atelier a trois niveaux de présence (transparent, discret, silencieux). Le défaut est discret. Un gestionnaire peut demander, pas imposer.
La simplicité comme promesse
Trois rôles, c'est une contrainte qu'on s'impose à nous-mêmes. Chaque fois qu'un utilisateur demande un quatrième rôle — Comptable senior, Manager junior, Observateur externe — on répond par une question : qu'est-ce que tu essaies vraiment de faire?
Dans 90 % des cas, la réponse rentre dans les trois rôles existants avec un petit ajustement de permission. Dans 10 % des cas, la demande révèle un cas d'usage qu'on n'avait pas prévu — et on le prend au sérieux, mais sans ajouter un rôle.
Le coût réel de la flexibilité
Chaque rôle additionnel multiplie les combinaisons possibles. Avec 3 rôles, 8 combinaisons. Avec 5 rôles, 32. Avec 10 rôles, 1024. À un moment, la doc interne devient plus grosse que l'app.
Trois rôles, ça se comprend en une minute. C'est la fonction qu'on dessine.
— Patrick